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AG du 7 avril 2004

21 juin 2005, par Paniers de saison

Compte-rendu de l’Assemblée Générale
du 7 avril 2004

Présents :
39 adhérents
7 producteurs :

  • Pierre Follet, de la Grande Bastide à Villelaure
  • Eliane et Bernard Joumond des Jardins de Gaïa à Cheval Blanc
  • Dominique Morgado du Vallon - à la Barben
  • Thierry Perez de Peypin d’Aigues
  • Florence Rumeau des Ruchers du Luberon à Cucuron
  • Georges Soleilhet du CAT de la Bastidonne
    Représentés : 11 personnes
    Votants : 52

Isabelle Malgonne, présidente de l’Association met aux voix l’ordre du jour qui est adopté à l’unanimité.

Puis elle présente le Rapport Moral :

Cette année écoulée a été une année de stabilisation, d’expansion, d’expérimentation et de reconnaissance.
Nous nous sommes enracinés dans le paysage gardannais par notre participation très intéressante au Forum des Associations ainsi qu’au débat sur l’agriculture gardannaise à la Médiathèque en octobre, et bien sûr par notre installation au Lycée agricole pour les distributions.

Cette année est une année de stabilisation dans nos partenariats avec les producteurs. Nous avons travaillé en continu avec 7 producteurs :

  • Pierre Follet pour les légumes
  • Bernard Joumond pour les fruits
  • Marc Bertrand pour les poires, les coings et la farine
  • Josiane Cordoba pour la volaille et les œufs
  • Bernard Gazel pour le veau
  • Alain Mathieu pour les fromages de chèvre
  • Jean Noël Noll pour l’agneau.

Sur ces 7 partenariats, deux vont s’interrompre : un de notre fait l’exploitation d’Alain Mathieu étant trop loin pour permettre des livraisons hebdomadaires au lycée agricole. L’autre du fait de la productrice : Josiane Cordoba recentre son exploitation sur la ferme pédagogique (Marie France vous en parlera tout à l’heure)

Cette année est aussi une année d’expansion. De nouveaux producteurs nous ont rejoints : Dominique Morgado pour le porc, Florence Rumeau pour le miel et ses dérivés, Sophie et Thierry Perez pour les fromages de chèvre. Nous espérons que ces collaborations dureront et trouveront une forme satisfaisante pour tous.

Le nombre d’adhérents lui aussi ne cesse d’augmenter. En mai 2003, nous commencions avec 30 paniers de légumes par semaine. En septembre, nous passions à 2 groupes de 40, P. Follet ne pouvant aller au delà au vu de sa production. Nous prévoyons 2 groupes de 50 pour la saison chaude à venir. Nous avons aujourd’hui presque 120 adhérents et un très faible taux de départ.

Pour les adhérents, nous ne pourrons aller au delà pour les livraisons hebdomadaires de légumes, 50 par groupe c’est gérable, au delà c’est plus difficile. Par contre, pour les producteurs, le mouvement va se poursuivre, soit pour remplacer ceux qui arrêtent, soit pour faire entrer de nouveaux produits, comme les noix avec une livraison annuelle à l’automne, le pain, ou d’autres.

Avec certains producteurs, cette année fut une année d’expérimentation, d’essais d’une participation des adhérents au travail des exploitations : nous avons aidé au déplacement des serres de Pierre, et à la plantation d’arbustes à petits fruits (framboisiers, cassissiers, groseilliers, mûres) chez Bernard. La participation a été bonne, sans être massive mais l’expérience est vraiment intéressante pour toucher du doigt ce qu’est le travail de la terre, pour se sentir engagé et partie prenante sur ces exploitations et ne pas rester un consommateur distant. Pour renouer avec la connaissance de comment sont produites les choses.

Nous avons aussi lancé l’expérience d’un contrat sur 5 ans avec Jean Noël Noll, producteur d’agneaux, ce contrat lui garantissant la vente de 50 agneaux par an. Pour l’aider auprès des banques lors de l’achat de son nouveau troupeau, nous avons fait des chèques d’avance sur commande. Pour l’instant, L’expérience est suspendue pour des raisons familiales rendant l’achat d’un troupeau difficile. Nous reprendrons notre contrat quand la situation le permettra, c’est-à-dire quand le troupeau sera acheté.

Nous venons de vivre aussi une année de reconnaissance du concept des AMAP. Nous voyons plus loin que Gardanne. Avec le Forum régional à Marseille en octobre et le Colloque international à Aubagne en février, nous nous insérons dans une dynamique qui nous dépasse. Nous ne sommes pas des illuminés aux idées farfelues n’ayant aucun avenir. Ce concept existe depuis 40 ans au Japon, marche et se développe aujourd’hui en France et dans bien d’autres pays.

Par notre action locale, enracinée dans un territoire, une action de taille très modeste, de taille humaine, et c’est ça l’important, nous nous inscrivons dans un mouvement plus large de construction d’une consommation intelligente répondant à un besoin réel, tout en respectant le milieu naturel et humain.

Une année, donc de construction qui semble répondre aux attentes des producteurs et des consommateurs, même si tout n’est pas parfait.

Le rapport moral est mis aux voix et adopté à l’unanimité.

I. Malgonne propose la répartition suivante : pour l’A.G. de printemps, pendant laquelle on fait le bilan de la saison froide qui se termine et les perspectives de la saison froide prochaine, les rapports moral et financier de l’année seront présentés.
Pendant l’A.G. d’automne (en octobre), au cours de laquelle on fait le bilan et les perspectives de la saison chaude, il sera plus question de l’orientation des actions de l’association.
Isabelle Malgonne donne quelques indications sur l’orientation : l’association souhaite faire des conférences, en demandant l’appui d’Alliance.
Anne Marie Chape qui s’occupe de diffuser le café Max Havelaar, propose une conférence sur le commerce équitable.
Françoise Beaume explique que Via Campesina peut faire des conférences.
Eliane Joumond peut parler de l’agriculture bio, du commerce équitable, du concept AMAP.

Maurice Brun présente le rapport financier :
l’année dernière, il y avait un reliquat de 509,56 euros, car nous n’avions rien dépensé des cotisations.
Cette année, nous avons eu beaucoup plus de dépenses :

  • Achat de tables, chaises...
  • Frais d’assurances :
  • Beaucoup de photocopies pour le journal, de frais d’envoi aux adhérents qui n’ont pas de contrat régulier.
    B. Apotheloz va envoyer une demande de subvention au Conseil Régional. Elle attendait que les élections soient passées pour l’envoyer à la bonne personne.
    E. Joumond signale qu’Alliance va demander des cotisations aux différentes AMAP.
    F. Selles indique que la MGEN propose des contrats d’assurance qui semblent moins chers.
    N. Manifacier dit qu’il est possible de faire une étude de prix sur Internet.

Pour faire des économies :

  • le journal sera envoyé par internet aux adhérents qui ont une adresse électronique. Il sera tiré moins d’exemplaires sur papier
  • on ne fera plus de bons de commande pour des dates précises ; on utilisera les tiers de pages qui s’adaptent à tous les produits
  • on mettra les imprimés des contrats sur le site pour que chacun puisse les tirer et les remplir.
  • La Mairie nous autorise 200 photocopies par mois (en fournissant le papier)

Il est prévu de passer la cotisation de 10 à 15 euros.

Madame Alberto demande s’il y a un bilan prévisionnel pour justifier cette augmentation.
Chantal Chataing dit que les membres du C.A. ne sont pas remboursés de leurs frais de téléphone, de déplacements... et qu’en attendant d’hypothétiques subventions, cela permettrait de faire face à ces dépenses.

F. Selles estime qu’une cotisation de 15 euros n’est pas excessive, mais qu’il serait bien d’avoir une cotisation à 10 euros pour les gens en difficulté financière.

Dans cet ordre d’idées, on voudrait réfléchir à la possibilité que certaines personnes ne pouvant pas payer les produits, puissent en travaillant sur les exploitations bénéficier des produits (cela se fait au Canada, en Suisse)

Le rapport financier est voté à l’unanimité.

Rencontre avec les producteurs le 18 avril
C’est une journée très importante car elle permettra aux adhérents et aux producteurs de se rencontrer, de parler de façon plus informelle.
Départ devant la Halle, sur le boulevard périphérique. Demander les explications pendant les distributions.

Journée de Fête des fruits, de la moisson le 27 juin aux Jardins de Gaïa

Desmarches 2004 organisée par Christophe Goddet, de Vaison la Romaine à Marseille, entre le 24 avril et le 7 mai.
Nous avons prévu d’accueillir le groupe de marcheurs le 7 mai à Mimet, pour y présenter le concept AMAP et de participer à la marche de Mimet à Marseille le 8 mai.

Œufs/Volailles
Marie France Ortin nous explique pourquoi nous arrêtons la collaboration avec Josiane Cordoba : celle-ci se consacrant beaucoup plus à sa ferme pédagogique ne veut pas assurer la livraison des oeufs 2 fois par semaine, de notre côté, nous n’avons pas les ressources pour aller les chercher.
Nous envisageons un partenariat avec la ferme du Grand Real, située à 5 km de Pertuis, à la Bastidonne ; il s’agit d’un Centre d’Aide par le Travail, pour jeunes et adultes autistes.
Ce centre est en grande difficulté financière et ce partenariat pourrait leur apporter des ressources bien nécessaires.
De notre côté, ce serait une nouvelle forme de solidarité que nous pourrions mettre en pratique.

Georges Soleilhet, le président du CAT, nous explique en quoi la démarche du Grand Réal est originale : c’est un lieu de vie et non un simple foyer ; les résidents sont pris en compte en tant qu’êtres humains, le travail leur permet de s’épanouir.

Le temps est hélas trop limité pour une discussion approfondie ; mais on projette d’aller à l’auberge du Grand Réal, ouverte du mercredi au dimanche et de continuer à découvrir ce qui se fait là bas.

Miel et dérivés
Florence Rumeau propose de venir tous les deux mois. Elle va plus s’impliquer dans la gestion, en
prévenant de sa venue par un courrier électronique une semaine avant et en prenant les commandes.
Elle apportera les produits commandés, plus un petit stock supplémentaire pour les personnes n’ayant pas pu commander.
Le solde des commandes sera apporté par Pierre la semaine suivante.
Florence et Thierry ont 300 ruches, ils souhaitent aller jusqu’à 400. Ils les font transhumer pour avoir différentes qualités. Il y a environ 50 000 abeilles par ruche !
La fabrication des nougats et des saucimiels est réservée à la période froide.
L’été, il y a le miel, les florentins, le pain d’épices, le sirop de thym, le pollen. Ils ne font pas de gelée royale, ce qui est trop spécifique.

Porc
Dominique Morgado, après avoir eu une exploitation intensive, a travaillé en tant que commercial, puis est revenu à une exploitation de porcs en plein air, en biodynamie : il soigne les animaux par homéothérapie, et phytothérapie. Chaque animal bénéficie de 100 m2.
Il travaille avec 2 naisseurs de Trets et Eguilles.
Il souhaite évoluer vers une AMAP viande régionale : son exploitation a besoin de 700 familles pour commercialiser les 600 porcs. Il y a un mur entre producteur et consommateurs, mur contourné par le système AMAP. Le fait de travailler avec les AMAP pour 25 à 30 % de sa production serait une garantie de survie.

Fromage de chèvre
Sophie et Thierry Perez ont un troupeau de 40 chèvres.
Tout le lait est transformé sur l’exploitation. La vente se fait à 80 % en direct, sur les marchés ; le reste est déposé chez des petits épiciers.
Pour être rentables, il faudrait qu’il y ait 80 fromages livrés par déplacement. Pour le vendredi, il semble qu’on va y arriver car l’AMAP Arc Etoile est intéressé par les fromages. Pour le mercredi, c’est pour le moment un peu juste ; si on n’arrive pas à 80 fromages par semaine, on fera une livraison tous les 15 jours.
Thierry souhaite venir systématiquement avec sa remorque pour que les adhérents puissent choisir leurs fromages chaque semaine, en fonction de la production.
M.F. Ortin dit qu’il serait bien de demander l’autorisation au directeur du lycée car la remorque n’est pas dans le hangar, mais sur le parking.

Récupération
Isabelle Malgonne souhaite qu’on ajoute au règlement intérieur un article sur la récupération des emballages. Elle lit le texte : « chaque adhérent s’engage à restituer le maximum d’emballages utilisés lors des distributions : cagettes, cartons, sachets papier et plastique, barquettes, pots à faisselle, bouteilles ou pot en verre... ».
Il est mis aux voix et adopté à l’unanimité.

Fruits de Marc Bertrand : Poires, coings et farine
Brigitte Apotheloz nous fait le compte rendu des évaluations.
Cette année, il n’y a pas eu de pommes car elles ont gelé. Il n’y a eu que des poires et des coings.
La qualité est satisfaisante, malgré quelques problèmes de conservation de certaines poires en fin de saison.
Les livraisons sont trop espacées.

Légumes
Brigitte fait le compte rendu des évaluations :
La qualité des légumes est très satisfaisante.
Il y a eu trop de : navets, frisées, épinards
Pas assez de : pommes de terre (problème du à la canicule), carottes, radis
Légumes souhaités : « médiévaux » (espèces anciennes : courge spaghetti, panais...)

Pierre Follet estime qu’il y a eu 3 périodes :

  • en novembre/décembre, panier idéal : en poids, en diversité, en changement
  • en janvier/février : panier diversifié, moins de changement d’une semaine à l’autre
  • en mars/avril : panier à dominante verte

Le problème est dû au déplacement des serres : les carottes et radis n’ont pas été semés à temps.
Il y a eu un problème de vol des choux.

Il est content d’avoir bien réussi sa production, en particulier les oignons et les choux. Ce sont des légumes qu’il découvre.
La vente des légumes se fait totalement en direct.
Il est beaucoup plus détendu, même s’il y a encore des problèmes : il n’aime pas apporter des paniers qui ne lui conviennent pas.

Ce travail de maraîchage est délicat, il exige beaucoup de soins, de présence.

Le 3e groupe de Pertuis se met en place : « Lou Tian » ; 35 contrats ont déjà été signés pour la saison chaude.

Le panier printemps/été est plus cher que l’année dernière : nous avons fait le choix d’avoir des fraises, 500 g tous les 15 jours. 500 g par semaine renchérissait trop le prix. 250 g/semaine paraissait insuffisant. Chaque semaine la moitié du groupe aura des fraises.
Il y aura davantage de variétés (tomates, courgettes, poivrons) ; ce sont des légumes qui ont une productivité plus faible.

Les Jardins de Gaïa
Brigitte fait le compte rendu :
B. Joumond dit que l’année prochaine il y aura plus de Fuji, moins de Gala et de Reine des Reinettes (cela change une année sur deux).
Le panier d’été est plus cher : 7 euros, mais le poids pourra aller de 2 (au minimum) à 4 kgs, avec au moins deux sortes de fruits. Il pourra être complété par des jus en cas de problème.

Marie Gauchet et I. Malgonne ont participé à la plantation des arbustes. Il est possible, dans les 3 semaines après Pâques, de participer à l’éclaircissage des pêchers (on laisse un fruit tous les 10 cm pour leur permettre de grossir) ; il ne faut pas faire tous les arbres en même temps, car la maturité est échelonnée. Appeler Bernard pour s’inscrire.

On évoque la possibilité de faire un planning des travaux des champs.