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AG du 21 octobre 2003

21 juin 2005, par Paniers de saison

Présents :
Producteurs : Josiane Cordoba, Pierre Follet, Bernard Joumond

Conseil d’administration au complet
36 votants - 6 adhérents représentés par un pouvoir
Claire Simon, des Jardins d’Amélie
En tout : 41 personnes assistent à l’Assemblée Générale

Ordre du jour

  • Livraisons d’agneau et contrat passé avec Jean Noël Noll
  • Contrat Œufs, livraison des volailles : bilan/perspectives
    le point de vue de l’association, par Marie France Ortin
    de la productrice, Josiane Cordoba
    des adhérents
  • Contrat Fruits : bilan/perspectives
    Le point de vue de l’association par Marie Gauchet, tutrice
    Du producteur des Jardins de Gaïa, Bernard Joumond
    Des adhérents
  • Contrat Légumes : bilan/perspectives
    Le point de vue de l’association, par Isabelle Malgonne
    Du producteur de la Grande Bastide, Pierre Follet
    Des adhérents
  • Organisation
  • Règlement intérieur

L’ordre du jour est approuvé à l’unanimité des votants, soit 42 personnes, présentes ou représentées.

En ce qui concerne le partenariat avec les producteurs, Isabelle propose qu’un vote soit fait pour que le travail avec les producteurs soit pérennisé par un contrat d’une durée de 4 à 5 ans, et qu’on ne remette pas en cause à chaque saison le fait de travailler avec eux. Par contre, le contrat pourrait être revu (en A..G. extraordinaire ?) si un problème sérieux survenait.

Agneau

Chantal Chataing, tutrice de l’agneau, parle des difficultés rencontrées par Jean Noël Noll. Celui-ci avait prévu d’acheter des agneaux pour le mois de novembre. Il a jugé que le lot qui avait été réservé n’était pas en assez bonne condition, par suite des mois de canicule, les bêtes n’ont pas mangé correctement. Il n’y aura donc pas de livraison de viande en novembre. Jean Noël achètera des brebis « suitées » (avec leur agneau) au printemps.
Par ailleurs, Jean Noël se trouve dans une situation financière compliquée, par suite de son divorce. Il a 25 % des parts de l’exploitation. Il n’a donc pas voulu encaisser les chèques d’avance sur consommation que certains des adhérents avaient fait pour l’aider à reconstituer son troupeau en limitant l’emprunt auprès de la banque. Ces chèques sont pour le moment en attente, les personnes qui veulent les récupérer n’ont qu’à en faire la demande.
Le contrat qui avait été passé pour l’achat d’une cinquantaine d’agneaux par an ne sera pas respecté cette année. L’association ne souhaite pas mettre Jean Noël en difficulté en le contraignant à acheter des agneaux exprès pour nous si ce n’est pas indispensable. Il est décidé de considérer le contrat comme suspendu.

Contrats Œufs

Pendant la saison d’été, on est passé de 40 à 78 boîtes livrées chaque semaine. Les livraisons ont été ponctuelles, régulières, les boîtes bien récupérées pour leur réutilisation ultérieure. Le seul point négatif est l’oubli des boîtes, particulièrement pendant les mois d’été, ce qui a parfois amené Marie France à ramener 8 boîtes chez elle et à les rapporter la semaine suivante, ce qui est très compliqué car elle travaille à Marseille. Pour les volailles, les commandes se font la dernière semaine du mois et la 1ère semaine du mois suivant, pour une livraison la 2e semaine du mois, sur l’exploitation de Josiane à Fuveau, le vendredi après-midi ou le samedi toute la journée.
En ce qui concerne les œufs, les contrats reprendront à Pâques, en fonction de la température ; s’il fait chaud, les poules se remettent à pondre.
Josiane Cordoba apprécie de travailler avec l’AMAP ; mais elle n’a pas toujours les volailles qu’on lui demande, elle trouve cela un peu difficile à gérer.
Il lui est proposé de faire un parc spécial pour l’AMAP.
Solution retenue finalement : elle fera chaque mois une liste des bêtes disponibles, les adhérents passeront leur commande en fonction de cette liste. Il est possible aussi que les adhérents fassent part de leurs souhaits 2 mois à l’avance, comme la réservation des volailles de Noël. Il n’y aura pas de nouveautés.
La livraison des volailles de Noël se fera les 23 et 24 décembre. Les personnes qui ne pourront pas y aller ces jours-là préviendront.

Marie France établira une liste des personnes intéressées par le prochain contrat œufs.
En ce qui concerne la livraison, Josiane livre le mercredi les œufs au parking des Molx. Le vendredi, c’est Marie Ange qui les récupère et les apporte. Pour le vendredi, il serait bien qu’il y ait un responsable et plusieurs personnes qui puissent y aller à tour de rôle : Marie Ange accepte d’être responsable, Annie Picouet, Isabelle Lemer, Jérôme, et Nina Montarello se proposent pour la remplacer en cas de nécessité ; ce sera moins contraignant pour chacun.

Vote pour continuer à travailler avec Josiane Cordoba à long terme : Unanimité

Contrat Fruits

Le nombre de paniers est passé de 29 à 71, pratiquement au cours des 2 premiers mois, ils sont assez bien partagés entre le mercredi et le vendredi. Le goût et la conservation sont OK, le seul regret est le manque d’abricots. Par ailleurs, la visite sur l’exploitation ayant été annulée, il serait bien d’en prévoir une, peut être au moment où les arbres sont en fleur.

Bernard Joumond est très content de travailler avec nous. Cette année, il a eu une petite récolte ; le prix des pêches et des abricots étant plus élevé que le prix de notre panier, il souhaiterait que le prix des paniers où il y a ces fruits soit plus élevé. Il a eu très peu de Reine des Reinettes, qui produisent peu en bio. L’année prochaine, il aura plus de pommes,(car certains arbres produisent un an sur deux) et une variété ancienne : Delestre.
Bernard remercie Pierre Follet pour son aide : c’est en effet Pierre qui effectue la 2e livraison de fruits.

Un adhérent soulève le problème des personnes qui arrivent en cours de saison et ont peu de variétés de fruits. Il faudra bien les avertir de ce qu’ils auront lorsqu’ils signeront le contrat.

Il est proposé de lisser les prix sur toute la saison : à l’unanimité, cette solution est retenue. Le prix sera établi par estimation entre Bernard et le C.A. en début de saison.

Cette année le prix a été fixé par négociation : B. Joumond avait proposé 6 euros pour 2 kilos, le C.A. a demandé 5 euros pour commencer, car le prix paraissait trop élevé.

Certaines personnes qui n’ont pas commandé des cagettes de poires de Marc Bertrand aimeraient en avoir dans leur panier. B. Joumond est d’accord pour « personnaliser » les paniers pour les 2 livraisons qui restent. Une liste des personnes intéressées circule.
L’année prochaine, on commencera les livraisons ponctuelles par cagette quand les contrats avec livraison hebdomadaire seront terminés.

Va-t-on garder 2 producteurs de fruits différents ? S’il y a complémentarité, oui. Les fruits de Marc Bertrand ne sont pas les mêmes que ceux des Jardins de Gaïa.

Comment conserver les fruits ? Au réfrigérateur, à + 2°, dans une cave, ou un cellier dans l’obscurité ; il faut bien étaler les fruits dans des cagettes, pour qu’ils ne se touchent pas et les couvrir par exemple avec du papier journal (sans qu’il touche les fruits)

Une adhérente est un peu déçue par la fraîcheur de certains fruits : cerises, raisin. Il y a eu aussi un problème avec la pastèque.

Bernard ramasse les fruits au fur et à mesure de la maturité, une ou plusieurs fois selon les variétés. Il arrive qu’il les conserve quelques jours au frigidaire avant les livraisons.

Vote pour continuer à travailler avec les Jardins de Gaïa à long terme : unanimité

Contrat Légumes

Les produits fournis par Pierre étaient bons, la quantité « contractuelle » de 7 kilos par panier a été respectée. Le partage des produits arrivant à maturité en abondance a été effectif : melons, tomates, oignons. Quelques petits problèmes avec les radis, cueillis trop gros, à cause d’une grosse chaleur en mai, les navets véreux, et les concombres, amers sur la fin.
Il serait souhaitable de revoir la communication pour avoir plus d’informations sur ce qui se passe dans l’exploitation.

Pierre a beaucoup apprécié ce système de commercialisation :

  • le lien avec les consommateurs, pendant les A.G., les distributions ;
  • l’engagement réciproque ;
  • le retour sur le goût, et pas uniquement sur l’aspect, comme le font les grossistes ;
  • la distribution en fonction de la récolte ; c’est lui qui décide comment sera composé le panier ;
  • pas d’interruption pendant les mois où il y a beaucoup de production ;
  • l’intérêt de l’AMAP pour le type d’agriculture qu’il pratique (petite exploitation bio) ;
  • l’aide pour les serres ;
  • la prise en compte des besoins des consommateurs et du producteur.

Cette année, il a eu une très mauvaise année au niveau économique ; il va perdre de l’argent alors qu’il a beaucoup travaillé.
C’est dû principalement à la canicule ; il a eu moins de production et le prix pratiqué par les grossistes était en baisse.Cet été, il a travaillé 50% pour l’AMAP, 50% pour les grossistes (tomates, courgettes, poivrons, aubergines).
Si Pierre n’avait fonctionné qu’avec les grossistes, il aurait eu moins de productions, plus de déchets (les critères d’acceptation étant plus stricts au niveau de l’aspect et du calibrage). Le fonctionnement avec l’AMAP a limité les dégâts et accéléré le changement : l’année prochaine Pierre ne travaillera plus qu’en AMAP (120/130 paniers en 3 livraisons).

Les paniers d’un poids de 7 à 8 kilos, comprenaient 7 ou 8 légumes différents, une fois sur deux des aromates. Une vingtaine de légumes différents ont été livrés pendant la saison.

Le prix d’un panier équivalent acheté en boutique bios ou à Carrefour aurait été largement supérieur. L’absence d’intermédiaires explique en partie cette différence. C’est difficile de comparer, mais c’est bien aussi de se situer de temps en temps par rapport aux autres.

Fixation du prix du panier d’hiver : le C.A. avait fait une proposition, mais a finalement laissé Pierre fixer son prix, au dessus de ce qui avait été proposé.

Brigitte Apotheloz a beaucoup apprécié l’expérience du déplacement des serres et encourage tout le monde à y goûter.

Il n’y a pas eu de courgettes, par suite d’une attaque de virus. Pierre a remplacé par des aubergines et des poivrons. Cela a posé pour certains des problèmes : obligation de retourner au marché pour compléter.
Pour d’autres, des solutions ont été trouvées :
Une adhérente s’occupe des aubergines, son mari des poivrons ;
Cela permet de manger différemment.
Marie France va continuer à proposer des infos sur les légumes et des recettes variées lorsqu’il y a des produits peu ou mal connus, ou en abondance.

Fanny Selles souhaiterait plus de variétés : tomates gustatives, courgettes variées, herbes... C’est une demande répétée du C.A. et de la plupart des adhérents qui les connaissent.

Il n’est pas possible d’avoir un panier personnalisé.

Jean Paul explique qu’on va instaurer un « panier d’échange » ; si quelqu’un ne veut pas d’un légume, il le met dans le panier d’échange, et attend que quelqu’un y mette quelque chose qui lui convienne.

Il faudrait une quantité minimum par produit : les petits pois par exemple étaient franchement insuffisants. Pierre reconnaît avoir été juste dans certains de ses semis (haricots, petits pois carottes...) et corrigera l’année prochaine.

Il s’agit de trouver un juste équilibre entre poids et variétés.

Maurice n’avait pas d’appareil photo pour faire des reportages comme il l’avait fait l’année précédente mais il va recommencer (amélioration de la communication Grande Bastide/AMAP.

Pour le prochain déplacement des serres (25/26 octobre, 1er et 2 novembre), Pierre confirmera le vendredi soir en fonction du temps. L’hébergement n’est pas disponible. S’il y a 6/8 personnes, cela permet de démonter et remonter une serre en un week end.

Vote pour continuer à travailler avec Pierre Follet à long terme : unanimité

Organisation

Paniers non récupérés en été : une fiche a été préparée pour que les « remplaçants » des adhérents sachent exactement ce qu’ils doivent prendre (œufs et fruits en particulier) et un numéro de téléphone où appeler s’ils ont un problème.

Permanences : Chaque adhérent doit assurer au moins deux permanences pendant la saison (6 mois). Les exceptions (personnes ne pouvant vraiment pas) seront gérées par le C.A.
Combien faut-il de personnes ? En hiver, deux doivent être suffisantes. Il n’y a plus d’œufs ni de fruits. Pour l’été, il faudra sans doute 3 personnes.

Local : Nous recherchons activement un local pour pouvoir stocker le matériel : tables, tabourets, documents... Ce pourrait être avenue de Toulon chez Fanny. Il y a un parking qui n’est pas très occupé entre 18 et 19 heures, et une possibilité de stocker le matériel et de s’abriter. Il faudra vérifier avec la Mairie que c’est possible (autorisation à demander). Autre éventualité : au lycée agricole de Valabre. Là aussi, il faut obtenir l’autorisation de la direction (directeur du lycée, Mairie, Conseil Régional...). Brigitte propose de faire un dossier circonstancié, à partir de ce qu’elle a déjà fait pour la demande de subvention à la Mairie, de façon à donner de bons arguments. Le partenariat avec le lycée serait intéressant pour tous : pour nous, si nous avons un local, pour eux, car notre action peut être utile pour les élèves.
Jean Paul propose de commencer rapidement les livraisons dans le petit parking, on verra ultérieurement si c’est possible au lycée, pour ne pas attendre une réponse indéfiniment.

Remboursement des frais

Josyane Bonnet demande si les frais engagés par les membres du C.A. (téléphone, voiture...) leur sont remboursés. Isabelle Malgonne répond que certains oui (photocopies, cartouches d’encre...) mais qu’il n’est pas possible de tout prendre en compte. Nous avons demandé une subvention à la Mairie, Brigitte Apotheloz va faire des demandes auprès du Conseil Régional, du Ministère de l’Agriculture... Si on obtient quelque chose, on pourra alors rembourser les frais.
Chantal Chataing évoque la possibilité d’augmenter l’adhésion s’il n’y a aucune subvention pour que le remboursement des frais puisse se faire (cela se décide en A.G.).

Isabelle lit le projet de Règlement intérieur, qui a été préparé pour résoudre les difficultés rencontrées :

Quelques points de détail sont discutés, puis il est mis au vote et approuvé à l’unanimité.

Règlement intérieur

Conformément aux statuts de l’Association Les Paniers de Saison - AMAP, le présent règlement intérieur a pour but de poser quelques règles permettant le bon fonctionnement de l’association.

1 - Afin d’assurer le bon déroulement des distributions et une bonne répartition des tâches, chaque adhérent s’engage à assurer au moins deux permanences de distribution au cours d’une saison de 6 mois.

2 - Toute personne désirant commander des produits complémentaires doit avoir un contrat avec le producteur et être adhérent de l’association.

3 - Le paiement des produits complémentaires se fait à la commande.

4 - Chaque adhérent a la responsabilité de s’organiser pour faire récupérer son panier lors de ses absences, et pourra utiliser à cet usage l’imprimé « Echange de panier »

5 - Tout panier non récupéré aux jour et heure prévus (avant 19 h) sera rendu au producteur, à une association caritative, ou autre ; et ne sera pas remplacé.

6 - Toute personne adhérant à l’association s’engage à prendre connaissance de ce règlement intérieur et à le respecter.

7 - Le présent règlement intérieur peut être modifié lors d’une A.G. à la majorité des présents et représentés.