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La feuille de choux de Brigitte et Georges Gomis

21 avril 2008, par Claire Thénié

La feuille de choux du Producteur du Vendredi

La Feuille de Chou de la semaine 23

georges.gomis@nordnet.fr
Notre adresse e mail depuis juillet 2010.

Merci d’en prendre note, l’ancienne adresse est fermée.

Les travaux de la ferme.

En pépinière, grosse activité : semis de tomates, salades, melons, pastèques, courgettes, courges …, et repiquage de tomates, de céleris-raves.

En serre, nous avons planté le 2ème semis de tomate qui prendra le relais de celles qui sont en production actuellement.

Sous tunnel, nous avons planté le 3ème semis de tomates.

En plein champ, nous avons effectué 2 plantations de melons (jaune et Charentais), et les 1ers semis directs de courges (Musquées, Longues de Nice, et surtout Butternut).

Evidemment, les travaux d’entretien et de désherbage de toutes les cultures vont bon train.

Le climat.

Extrême ! D’abord des mois sans une goutte d’eau, puis mercredi dernier une tempête avec un très fort mistral (+ de 140km/h) pendant 2 heures, et maintenant de fortes pluies parfois orageuses. Il est tombé100mm d’eau (=100litres/m²) en 3 jours. Heureusement, pas de grêle !

Nous sommes particulièrement satisfaits d’avoir couvert toutes nos jeunes plantations d’un voile de forçage qui a pu sauver courges, courgettes, melons et pastèques.

L’eau.

Nous sommes dans le désert de la Crau, mais même en période de sécheresse, nous ne manquons pas d’eau.

Nous avons 2 forages sur la Jassine et toutes les parcelles sont équipées d’un réseau d’irrigation au goutte à goutte. Ce système nous permet d’arroser avec des débits faibles (10m3 à l’hectare et à l’heure).

Nous n’utilisons pas de canon (100m3/heure), la ressource en eau est protégée.

De plus, et toujours dans un souci d’économie d’eau, toutes les cultures sont paillées.

Les cultures.

Les Tomates : nous sommes en production depuis 4 semaines maintenant.

Sous nos climats et en bio, les tomates anciennes n’ont pas des capacités de production longues. Contrairement au jardin particulier où le rendement n’est pas un critère économique obligatoire, nous ne pouvons pas consacrer hebdomadairement un nombre d’heures important à la taille et au palissage sur des plantes peu productives. Ces travaux doivent assurer un bon rendement qui permette d’approvisionner les paniers d’une quantité de tomates satisfaisante, jusqu’à l’automne.

Nous effectuons donc plusieurs plantations successives, 4 sous abris et une en plein champ. C’est une solution couteuse, mais incontournable pour tenter d’allier diversité, quantité, qualité sur environ 5 mois.

Les courges : une 1ère partie, aux graines bon marché et rustiques (longues de Nice, Musquées de Provence, certaines butternut) a été installée en semis direct au champ. L’autre partie, aux graines plus fragiles et plus chères (potimarron, butternut hybride) nécessite préalablement un semis en pépinière. Celui-ci vient d’être effectué, la plantation sera faite la semaine prochaine.

Tous les plants de courge sont recouverts de voile de forçage, qui restera sur les cultures les 6 premières semaines, leur permettant de se développer à l’abri du vent et des fortes pluies. La pose des filets double le temps de plantation : pour la plantation seule, en une heure, nous plantons 60m, et avec la pose des filets, seulement 36 mètres sont plantés. Mais on voit bien qu’avec la météo très capricieuse de ces derniers jours, ce n’est pas du temps perdu !

Les fraises : après une 1ère floraison qui nous a donné une belle production, les plantes font maintenant une remontée ; une nouvelle floraison est initiée et nous allons retrouver des fraises dans le panier courant juin.

La bactérie Escherichia Coli.

A l’heure où j’écris, elle a été identifiée ; on sait qu’elle se trouve dans les intestins de certains ruminants mais nul ne sait encore par quel biais elle a pu être ingérée par des personnes.

Vous pouvez être sûrs de l’innocuité des légumes de votre panier parce nos pratiques sont saines : respect du cahier des Charges d’AB, irrigation avec des eaux propres, laps de temps entre la récolte et la distribution le plus court possible puisque les légumes sont cueillis le jour même, au plus tard la veille.

En adhérant à une AMAP, vous avez fait le choix de la sécurité. Aucun autre mode de distribution n’est aussi transparent : vous connaissez le fermier partenaire de l’AMAP, vous savez où et comment sont produits vos légumes. Plusieurs fois par an, la ferme vous est ouverte. Et nous pouvons répondre à vos questions lors des distributions.